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Resident Evil – Des Zombies et des Hommes [Lecture du soir]

15 octobre 2015 Geek
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Resident Evil, j’en mange depuis 1996 date à laquelle le premier jeu est sorti sur playstation 1. On jouait avec des potes de collège sur une vieille télé branchée dans un garage un peu flippant. Je découvrais pour la première fois cet étrange sentiment de peur vidéoludique. Par la suite j’ai découvert les films de Romero, Braindead (1992), les zombies walks etc… Bref Resident Evil fait partie de ma vie et a très largement contribué à ma culture horrifique actuelle.

C’est donc avec réjouissance que j’ai dévoré le livre Resident Evil – Des Zombies et des Hommes paru chez Third Editions. En fait je n’en avais pas du tout entendu parler avant de tomber dessus par hasard à la fnac. Je l’ai acheté en me disant « oui pourquoi pas ». Aujourd’hui je ne m’en remets toujours pas. Il s’agit d’une véritable bible pour tous les amateurs de Resident Evil. Third Editions a visé haut et juste.

Passée la préface de Jaume Balaguero, le réalisateur de Rec, le livre présente la naissance du survival horror au travers notamment du jeu culte Alone in The Dark (je l’avais sur Atari étant gosse, j’adorais ce jeu ainsi que Le Manoir de Mortevielle !). Il en révèle un peu plus aussi sur le père des séries Resident Evil : Shinji Mikami. Ce mec est au survival horror ce que Jordan est au basket. Parfaite mise en bouche.

Le second chapitre est l’un de mes préférés. Il traite de la production des jeux au coeur des studios de Capcom. On y découvre les choix (certains difficiles) qu’ont dû faire les équipes de développement, ainsi que les oppositions qu’il y avait entre Shinji Mikami (producteur) et Hideki Kamiya le réalisateur des premiers jeux. On comprend un peu mieux en parcourant leur portrait respectif les différentes évolutions qu’ont connu les jeux par la suite. Voici quelques petites extraits sélectionnés by myself. Le livre concentre de nombreuses anecdotes dans le genre. Le mieux c’est encore de l’acheter hein.

« Pour des questions de droit, le nom japonais de la saga, Biohazard, restera confiné aux frontières de l’Archipel. En effet, un groupe de metal américain se nommait déjà de la sorte. C’est Chris Kramer, directeur de la communication chez Capcom, qui suggéra alors le titre Resident Evil. »

«Après le succès de Resident Evil 1 sorti en 1995, les développeurs s’étaient attaqués à une version 1.5. Pourtant finalisée, cette suite ne verra jamais le jour, jugée trop médiocre. RE 2 sortit en 1998 et connût un franc succès.»

«Initialement, l’intrigue de Resident Evil 2 devait démarrer sur le toit du commissariat et non dans la rue au milieu des zombies.»

Une fois l’aventure de Resident Evil 2 menée à bien, le joueur pouvait accéder au «mode Tofu, parodie du fourth survivor mettant le joueur dans la peau de ce produit alimentaire à base de Soja. Précisons que c’est le modèle 3D simplifié représentant ce morceau de tofu qui avait été utilisé par l’équipe de développement pour effectuer ses tests.»

Le troisième chapitre revient sur l’univers très complexe de Resident Evil : l’histoire, les personnages et leurs mégouilles (Trevor, Ashford, Spencer, Wesker, Chris, Jill, Leon etc…), Umbrella Corporation etc… Il faut avoir joué à tous les jeux pour vraiment tout capter sinon on décroche vite.

Un autre chapitre fait l’analyse des différents gameplays et de leurs évolutions. Si tu as joué aux premiers jeux, tu sauras que la maitrise du personnage relevait de l’art du gamer et éviter les zombies sans se faire croquer était une prouesse souvent applaudie par tes camarades serrant les miches à tes côtés sur le canapé du salon (avec mon cousin on appelait ça « drifter » les zombies, va savoir). Ensuite les jeux ont évolué vers des gameplays plus orientés arcade. J’ai commencé à lâché mes parties à partir de là. Je suis un Resident native 🙂

Ensuite, le grimoire énonce les produits dérivés de la licence : les films, les goodies, les jeux sur téléphones, les livres etc. J’ai appris qu’il y a a une fuckin’ attraction qui s’appelle Resident Evil The Real (Biohazard The Real au pays du soleil levant) installée dans le parc Universal Studios au Japon. « Resident Evil The Real propose d’immerger les spectateurs dans l’univers des jeux et des films pendant une dizaine de minutes, à l’aide d’acteurs et d’un dispositif de mise en situation réelle. Les participant sont équipés d’une arme aux munitions limitées et d’un compteur de vie …«  Normal quoi !!! Putain pourquoi on n’a pas ça ici nous ?!! Pourquoi on doit se taper Nemo dans des carapaces de tortues ?! Allez je suis sympa je t’ai trouvé une vidéo qui présente l’attraction. Attention : japan level.

On en apprend aussi pas mal sur les influences qui ont permis à Resident Evil de s’établir. Des Zombies et des Hommes passe donc aussi en revues les grands films d’horreurs et fantastiques (les Romero, Argento etc..), les contextes historiques dans lesquels le phénomène zombie est apparu et a évolué (la guerre du Vietnam etc..), le fantasme du mort-vivant. L’approche est ici historique et sociologique. Vraiment très intéressant. Il faut juste s’accrocher un peu sinon badaboom. Mais bon, tout ça pour dire que ce livre s’adresse à un lecteur ultra-passionné. Le coeur de cible du survival gamer un peu trentenaire comme moi.

Extrait du film culte de Roméro « Le Jour des morts-vivants »

Les mécanismes de la peur sont également déchiffrés dans une partie dédiée. Elle présente les ressorts classiques du cinéma qui peuvent susciter la peur, la valeur du sound design etc … Voici un petit extrait choisi (ne m’en voulez pas d’avoir recopié certains extraits mais c’est que ce livre est très bien écrit – hop je me couvre).

« Les Resident Evil fonctionnent sur le même principe : le joueur est conscient que des créatures terrifiantes se promènent peut-être non-loin de là, même s’il n’entend rien. Dans de telles circonstances, le silence est source de tension … »

Les jeux qui ont copié ou se sont inspirés de Resident Evil sont également présentés. Pour les premiers je pense à Parasite Eve (c’était pas mal ça dans mon souvenir), pour les autres : Silent Hill (un peu le Star Trek du Survival Horror – pas taper pas taper), Left 4 Dead (oh ouiiiii), Dead Space (le renouveau du genre) etc…

Enfin le dernier chapitre traite de la musique des jeux Resident Evil (à force d’écrire Resident Evil je vais avoir un référencement naturel de dingue sérieux). Pour ta gouverne, je trouve que les musiques des premiers jeux relèvent du génie. Il m’arrive encore à 30 balais de me mettre des loops d’1 heure de la musique de la salle de sauvegarde de RE 2 juste pour me créer une ambiance le soir (j’écris ces lignes en écoutant ça d’ailleurs). Oui ça peut faire peur mais avec une petite lumière tamisée rouge on s’y croirait vraiment (je te conseille la living colors de Philipps – test sur le blog très bientôt si j’ai la motiv’). Bref … Je m’arrête là sinon on va me prendre pour un nolife.

Tu auras compris, je suis entièrement sous le charme de Resident Evil – Des Zombies et des Hommes. L’ouvrage est transparent et ne prend parti pour aucune des différentes ères des jeux (je suis de la première en ce qui me concerne). Petit bémol peut-être : le manque d’illustrations (dessins, décors etc…). Mais bon ce n’est pas vraiment grave vu la qualité du contenu. Donc si comme moi, tu veux vraiment apprendre pleins de trucs inédits sur cette incroyable licence, il ne te reste plus qu’à te payer cette bible ou la commander pour noël.

Information! Resident Evil – Des Zombies et des Hommes (Third Editions) – 24,90 euros. 224 pages (quand je te dis que c’est une bible !!)

 

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"Captain Wesker, where's Chris?"

2 Commentaires

  1. Jill Vey 16 octobre 2015 at 10 h 57 min

    Je veux faire cette attraction !

    • La Capsule Rouge 16 octobre 2015 at 10 h 58 min

      Prends ton beretta avec toi 🙂

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